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Epilepsie et sports

Lorsque certains aspects de la vie sociale sont abordés avec le médecin, la question suivante sera bien souvent posée : "Docteur, puis-je -ou mon enfant, peut-il- faire du sport ? En règle générale, le sport n’est pas contre-indiqué pour les personnes atteintes d’épilepsie. Pour elles aussi il s’agit d’une occupation saine. Chaque situation devra cependant être envisagée individuellement avec le médecin, compte tenu de la forme d’épilepsie, de la fréquence et du type des crises, de l’âge de la personne concernée et du niveau d’entraînement.

Le sport est-il à conseiller ?

En règle générale, la réponse est la même pour une personne souffrant d’épilepsie, que pour toute autre personne. L’importance du sport n’est plus à prouver.

Les spécialistes de l’épilepsie sont convaincus que les personnes épileptiques doivent, le plus possible, mener une vie normale. Il y a donc lieu de prendre, incontestablement, certains risques, vu le bénéfice psychologique que la personne peut trouver à exécuter une activité, comme n’importe qui d’autre.

La question se posera de savoir, dans chaque cas particulier, évaluer le risque réel, afin de ne pas adopter des attitudes téméraires.

Quels risques sont liés à la pratique du sport ?

La pratique du sport amène-t-elle une augmentation du nombre de crises ? Au cours de ces dernières années, plusieurs enquêtes ont été effectuées à ce sujet dans divers pays. Plusieurs d’entre elles ont montré qu’il y avait précisément moins de crises durant l’exercice sportif qu’en dehors, et ce même en compétition. D’autre part, il apparaît également qu’après un effort physique assez important, le risque d’apparition de crise augmente légèrement durant une courte période après cette activité. Ces résultats ne s’appliquent pas à chacun de la même façon.

Certains sports sont contre-indiqués dans l’épilepsie. Citons, le pilotage, la plongée sous-marine, l’alpinisme, la spéléologie. Tous les autres sports peuvent être pratiqués, y compris la natation, mais moyennant certaines précautions bien compréhensibles, qui seront d’autant plus importantes que le risque de crises reste plus grand.

Quelques conseils

Il est fort difficile d’émettre un avis quant à la pratique du sport, valable pour toute personne ayant une l’épilepsie, car comme nous l’avons dit précédemment, de nombreux facteurs différents interviennent pour chacun. Voici néanmoins quelques indications utiles :
il est important qu’une personne ayant de l’épilepsie puisse participer aux activités qui l’intéressent ;

consultez toujours d’abord votre médecin traitant, car il est le mieux placé pour juger de ce qui vous convient ou pas. Demandez-lui éventuellement d’effectuer un examen E.E.G. pendant une activité physique (par exemple, exercices sur un home-trainer), afin de déterminer l’influence de cette activité dans votre cas ;

discutez également avec votre médecin du sport que vous avez choisi, en spécifiant clairement les circonstances dans lesquelles il sera pratiqué : en groupe, seul ou dans un club, avec ou sans professeur ou moniteur. Dites au médecin si vous êtes déjà quelque peu entraîné ou non, et si en dehors du sport, vous avez une activité physique (par exemple : le vélo ou la marche) ;

lorsque vous avez décidé de participer à une activité sportive, nous vous conseillons si possible de discuter de votre situation avec votre moniteur ou les membres de votre groupe. Cette dernière observation vaut particulièrement pour les parents dont les enfants ayant de l’épilepsie pratiquent un sport. Personne n’aura à rougir de son épilepsie. Si une information a pu être donnée, il y aura moins de panique en cas de crise éventuelle. Les personnes présentes sauront en effet réagir de façon adéquate et faire ce qu’il convient. De plus, il n’y aura plus de mystère quant aux raisons qui vous amènent à ne pas participer à certaines activités, telles que les exercices aux engins en hauteur.

Il est clair que tout ce qui précède est à discuter entre médecin et patient. Lors de cet entretien, la personne concernée pourra évaluer avec le médecin l’intérêt que représente pour elle l’exercice d’un sport donné, tenant compte des risques éventuels. Elle pourra alors décider en connaissance de cause de prendre ou non le risque.